Au 1er octobre, une énième hausse du prix du gaz est annoncée en France, en moyenne de 12,6 %, précédant celle de l’électricité prévue pour début 2022… L’occasion d’en comprendre les raisons, et surtout agir à titre individuel, afin de prendre le bon virage énergétique et limiter la casse sur le porte-monnaie.

En France, le Tarif Réglementé de Vente (TRV) du gaz, proposé par Engie, avait déjà augmenté de 52% en cumulé depuis le mois de janvier, à force d’augmentations mensuelles successives. La dernière en date : +8,7 % au 1er septembre 2021.
L’électricité, de son côté, n’a subi qu’une évolution de +2% en cumulé sur 2021, entre celle de février (1,61%) et d’août (0,48%), mais on annonce déjà une prochaine hausse en février prochain de l’ordre de 10%…

Les causes des augmentations du prix du gaz

Quatre principaux facteurs sont à l’origine du phénomène :

  • La reprise économique, faisant suite à la crise mondiale de la Covid-19 : les confinements successifs intervenus à partir de mars 2020 ont eu pour conséquences un ralentissement de la demande en énergie, et donc de la production, de l’acheminement et du stockage du gaz. La relance économique actuelle, tirée principalement par la Chine, exerce donc une forte tension sur la filière du gaz qui ne parvient pas à suivre l’évolution de la demande.
  • Un contexte saisonnier, qui n’arrange rien : à l’approche de l’hiver, l’Europe doit reconstituer ses stocks, d’autant plus que l’hiver précédent avait été particulièrement froid et long sur l’ensemble du continent, mais également en Asie.
  • Un contexte géopolitique vient en surcouche : la Russie, l’un des principaux pays fournisseurs en gaz pour la marché européen, n’entend pas augmenter ses volumes à court terme, venant ainsi accroître le déséquilibre entre l’offre et la demande, et donc alimenter la hausse des prix. Plus près de nous, la Norvège, autre producteur de gaz, a connu des arrêts techniques d’infrastructures, conséquences de la pandémie, et n’est pas encore en mesure de compenser la production pour répondre aux besoins européens. Rappelons au passage que la France importe 99% de sa consommation de gaz de l’étranger.
  • La taxe carbone : appliquée au niveau européen sur les quotas d’émission de CO2, elle a également subi une hausse, favorisant le recours au gaz au détriment du charbon, la source d’énergie la plus émettrice de CO2, ce qui vient plomber un contexte global qui n’en demandait pas tant…

L’impact du gaz sur l’électricité

La hausse du prix du gaz impacte celle de l’électricité : au niveau européen, car environ 20% de l’électricité est produite à partir de centrales thermiques à gaz.
En France, cette part pèse moins de 10%, mais elle concerne un besoin critique : pallier les pics de consommation.
En effet, lorsque notre consommation d’électricité est au plus fort, on pense notamment au début de soirée au coeur de l’hiver où nous nous chauffons et utilisons nos plaques de cuissons et autre douche, les centrales à gaz sont sollicitées, car ce sont elles qui ont la meilleure réactivité, ce qui permet d’éviter les coupures de courant, mais génère aussi des émissions de CO2 beaucoup plus élevées que nos bonnes vieilles centrales nucléaires ou hydrauliques.

Quelles perspectives d’évolution des prix ?

“Les prix de gros du gaz pour les produits futurs indiquent actuellement un maintien de ces niveaux de prix très élevés pendant l’automne 2021 et l’hiver 2021-2022, puis une baisse à partir du printemps et de l’été 2022, avant un retour à la normale pour l’année 2023″, indique la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), en charge de fixer le montant des taxes, des contributions et des tarifs réglementés en France.

En d’autres termes, on ne peut pas compter sur une embellie à court terme en provenance du marché de l’énergie, ce que confirmait récemment Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et de la Relance, ajoutant “Il y a une aberration au niveau européen. La flambée du gaz se répercute sur le prix de l’électricité. D’un point du vue économique c’est absurde et d’un point de vue écologique c’est incohérent“.

Face à cette situation, il n’annonce cependant pas de mesure réellement impactante pour le pouvoir d’achat des ménages français : “La seule taxe sur le gaz, c’est la TVA et ce n’est pas la solution mise sur la table. On n’a pas de marge de manœuvre. La seule, c’est le chèque énergie“. Rappelons qu’une aide exceptionnelle de 100 € sera versée en décembre prochain aux 3 millions de ménages bénéficiant déjà du chèque énergie.

Que faire face à ces hausses de prix ?

A défaut de pouvoir maîtriser les prix de son énergie, le consommateur garde tout de même des marges de manœuvre souvent mésestimées et inexploitées, elles représentent pourtant un potentiel beaucoup plus important que n’importe quelle réduction proposée sur le tarif de l’énergie.

Que vous soyez propriétaire ou locataire, voici les actions que vous pouvez mettre en oeuvre tout de suite :

  • Bien choisir votre offre de fourniture d’énergie :
    • opter pour un paiement au réel de votre consommation au lieu d’une mensualité fixe permet d’économiser en moyenne 10% sur votre facture annuelle (et d’éviter les régularisations douloureuses de fin d’année…), par une simple lecture de votre relevé de banque, eh oui 😉
    • abaisser la puissance de votre compteur au niveau suffisant pour votre consommation, c’est économiser facilement 50 à 100 € / an !
    • Votre forfait Heures Pleines Heures Creuses est-il bien exploité ? Cette option tarifaire a perdu en attractivité avec la hausse du tarif Heures Creuses, de sorte qu’à moins de 70% de votre consommation en heures creuses, l’avantage économique sera faible, voire négatif
    • Plus globalement, la stratégie d’approvisionnement du fournisseur en énergie, l’implantation de ses producteurs, la qualité du service client ou les services annexes sont autant de critères à ne pas négliger dans votre choix… Ces éléments sont à mettre en relation avec le tarif pratiqué par le fournisseur, il nous semble important de rappeler ici qu’un prix low-cost donne généralement droit à un service low-cost
  • Faire la chasse au gaspillage électrique, qui représente près de 25% de notre consommation, à défaut d’informations précises sur notre consommation, c’est le résultat d’une étude menée par le CNRS. En savoir plus.
  • Économiser au total 130 € / an / personne sur vos factures d’eau et d’électricité grâce à un pommeau de douche basse consommation et à pédagogie lumineuse. En savoir plus.
  • Réaliser près de 15 % d’économies grâce à l’effacement diffus de consommation. Il s’agit de procéder à des micro-coupures sur le chauffage électrique et le ballon d’eau chaude, sans perte de confort, lors de pics de consommation nationale, permettant au passage d’éviter les émissions de CO2 liées au recours aux centrales thermiques. En savoir plus.

Soyons clairs, toutes ces solutions ne correspondent pas forcément à votre profil de consommateur ou à l’équipement de votre logement, mais on peut estimer de manière réaliste que si vous payer au moins 70 € de facture énergétique mensuelle, soit 840 € / an, il est possible d’aller chercher au moins 15% d’économies durablement, tout en réduisant votre empreinte carbone !

N’hésitez pas à nous consulter sur tous ces sujets, on vous aide à y voir clair gratuitement 🙂

Enfin, si vous êtes propriétaire de votre logement, d’autres choix s’offrent à vous :

  • la rénovation énergétique : elle fait l’objet de nombreuses aides de l’Etat, des fournisseurs et des collectivités locales, et vous permet d’obtenir plus de 55% de réduction de dépenses énergétiques, dans le cadre d’une rénovation globale. Mais l’isolation des combles ou l’installation d’une pompe à chaleur peuvent à elles seules d’envisager de 20 à 30 % de réduction
  • l’auto-consommation : via l’installation de panneaux solaires, vous pouvez consommer entre 30 et 40% de l’énergie que vous produisez, vous rendant ainsi moins dépendants des évolutions des prix de l’énergie…

Ces solutions ont une portée à plus long terme et nécessitent certes un investissement de départ, mais elle présentent de vrais avantages :

  • la valorisation de votre logement, bénéficiant d’une bonne performance énergétique
  • une rentabilisation de vos investissements : grâce aux aides sur la rénovation et aux garanties élevées sur les appareils photovoltaïques
  • une baisse sensible de vos factures énergétiques grâce à une meilleure efficacité énergétique de votre logement, et à l’auto-consommation.
  • une réduction de votre empreinte carbone à long terme, avec un impact positif sur le climat et les générations futures 🙂

N’hésitez pas à nous solliciter afin d’en savoir plus sur tous ces sujets !

 

📞  Appel non surtaxé au 05 54 54 66 18